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Avant propos   

Vous avez assez nombreux pour me réclamer des informations sur le HTML, comment créer ses propres pages web. N'étant pas expert en la matière, mais désireux de vous satisfaire j'ai glané des infos ici et là, les voici, je n'en suis pas l'auteur.
Cela dit ces document sont intéressants. Ils donnent toutes les informations de base vous permettant de mieux appréhendez la création de votre site Web.
Ce document n'est pas un manuel de référence.

Merci à ZIP DAVIS et ZD NET FRANCE pour ces Informations.


Construisez vos pages

Le village mondial prophétisé et tant attendu devient désormais une réalité. Pour s’en convaincre, il suffit de surfer sur le Net. Mais si vous voulez en devenir citoyen, construisez vos pages.

Par Mathieu Brisou Parution : mars 1998

Sommaire

1 Un choix économique
2 Une double justification
3 Des applications Wysiwyg
4 Au-delà de la technique
5 Publier sur Internet
Neuf applications testées
6 Adobe Page Mill 2.0
7 Asymetrix WebPublisher 1.0
8 Claris Home Page 3.0
9 Corel WebMaster Suite
10 Macromedia DreamWeaver
11 Microsoft Frontpage 98
12 NetObjects Fusion 2.0
13 SoftQuad HotMetal 4.0
14 Symantec Visual Page 1.0
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15 Les conditions du comparatif
16 Le rapport du laboratoire

 


Un choix économique

Pourquoi publier sur Internet? Pour une entreprise, succomber aux charmes d’une nouvelle technologie n’a de sens que si celle-ci engendre de nouveaux profits. En somme, se faire connaître et vendre en ligne des produits ou des services – directement du producteur au consommateur, donc en s’adjugeant au passage les marges des distributeurs – sont les arguments les plus fréquemment avancés pour franchir le pas. Surtout, le véritable avantage d’un passage on line réside avant tout dans le coût de diffusion du “message”. Qu’il s’agisse d’un argumentaire marketing, du publipostage d’un bon de commande ou autre, la diffusion d’une information sur le Net est d’un coût minime par rapport au courrier et à la télécopie. Ainsi, un éditeur de logiciels diffusant ses produits par le biais d’un site de téléchargement ne supporte aucun coût de duplication, que l’on prenne en compte le média (un CD-Rom) ou la documentation du logiciel, laquelle, plutôt que publiée sous forme papier, sera mise en ligne. Autre exemple, un vendeur par correspondance, au lieu d’éditer un catalogue papier en quadrichromie, se contentera d’une simple mise à jour de ses tarifs en ligne. Bons de commandes et confirmations des ordres d’achat s’échangeront par le Net, à un coût infime comparé à celui des moyens communément usités. Grandes entreprises ou PME/PMI, chaque jour, de nouvelles sociétés tentent l’aventure Internet. C’est ainsi que Renault présente sa société et ses différents centres d’activités sur le Net. La fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) propose en ligne ses listes de logements à louer ou acheter. Des banques, comme le Crédit Mutuel, acceptent certaines opérations en ligne, telles que les virements. Il est possible d’acheter directement sur Internet des disques ou des vidéos à la FNAC. Malgré tout, force est de constater qu’à l’heure actuelle, rares sont les entreprises dont le site Web rapporte de l’argent…

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Une double justification

Il faut considérer Internet comme un investissement à long terme se présentant dans un premier temps comme une opportunité technologique et non comme un centre de profits. Qu’est-ce à dire? Déjà, il est fréquent de voir des entreprises communiquer leurs adresses URL ou E-Mail aux côtés de leurs numéros de fax et de téléphone, autrement dit pour leur communication externe. Mais elles sont aussi de plus en plus nombreuses à réserver certaines parties de leur site à des échanges internes. En effet, un site Web peut être une source d’informations essentielle pour les employés d’une entreprise, surtout si ces derniers sont nomades ou bien disséminés au sein de divers établissements géographiquement éloignés. Certes, pour mettre en place de telles procédures de communication, il faut changer quelques petites habitudes et apprendre à utiliser des documents électroniques à la place du papier. Sans compter que certains restent méfiants face à l’emploi d’Internet pour échanger des messages confidentiels.
C’est oublier un peu vite que les technologies liées à Internet se déclinent désormais à tous les niveaux. Un réseau local d’entreprise, un système de messagerie ou tout autre moyen de communication (visioconférence, par exemple) peut se baser sur les principes d’Internet, tout en n’étant pas connecté au réseau des réseaux. On parle en ce cas d’Intranet ou de réseau privé local d’entreprise, se basant sur les protocoles de communication TCP/IP. Il est alors possible de faire d’une pierre deux coups. Non content de pouvoir publier des informations en direction d’un large public, l’entreprise diffuse des communiqués à ses services, en standardisant le format des documents par le biais du langage HTML. On imagine aisément les économies d’échelle qu’une telle procédure est susceptible de créer. Les documents HTML publiés de manière électronique sont accessibles à tous, et ce quelle que soit la plate-forme de consultation, qu’il s’agisse du matériel ou du logiciel. En ce sens, le langage HTML, standard universel, signe le renouveau de l’informatique hétérogène.

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Des applications Wysiwyg

Il existe désormais de nombreux logiciels permettant de créer des pages HTML. Il serait à la limite possible de se contenter d’un simple éditeur de texte, comme le bloc-notes de Windows 95, mais la création et la gestion d’un site complet – Internet ou Intranet – mérite l’utilisation d’outils plus évolués.
Deux types de logiciels existent. Les premiers, comme WebExpert de Visicom Media ou Homesite d’Allaire, sont des éditeurs de code HTML. Ces outils facilitent la saisie des lignes de code en simplifiant de nombreuses manipulations grâce à diverses fonctions. Si leur utilisation est simplifiée par des interfaces intuitives, ils nécessitent toutefois une bonne connaissance du langage HTML.
Les autres produits, bien plus accessibles, sont les éditeurs HTML Wysiwyg, aussi surnommés composeurs. Avec ces derniers, tout utilisateur désireux de réaliser un site peut facilement créer ses pages sans apprendre la programmation ni les astuces inhérentes à tout langage de développement. Destinés à des utilisateurs qui ne sont pas obligatoirement développeurs, les éditeurs HTML Wysiwyg permettent ainsi la création de pages HTML sans nécessiter la saisie de la moindre ligne de code. La majorité des manipulations s’effectue au sein de boîtes de dialogue appelées par des commandes de menu ou par des boutons. L’application se charge ensuite d’insérer les balises HTML correspondantes. Si la saisie et le formatage d’un texte est, avec ces outils, aussi facile qu’avec un traitement de texte, l’insertion et la gestion des images ne sont pas plus compliquées. Pour les objets complexes, du type applet Java ou contrôle ActiveX, l’éditeur, là encore, simplifie leur insertion. De même, des outils sont mis à disposition pour faciliter la création de formulaires. Si ces derniers sont, de toute façon, reliés à des scripts CGI développés la plupart du temps en langage Perl, la mise en place des zones de saisie, des listes déroulantes ou encore des cases à cocher qui constituent un formulaire doit pouvoir être réalisée très simplement.
Les éditeurs HTML ne se contentent pas de créer des pages HTML, ils disposent souvent d’outils de gestion de site. Visualiser l’intégralité d’un site, vérifier la cohérence des liens hypertexte qui lient les pages entre elles et automatiser les transferts des fichiers sur un serveur HTTP sont des exemples de fonctions que l’on retrouve dans pratiquement toutes les applications. C’est important, dans la mesure où la mise en ligne d’un site complet comprenant des formulaires, des systèmes de recherche et des fichiers en téléchargement peut se révéler délicate. Il faut par conséquent employer des applications qui disposent de tous les outils d’aide à la création et à la mise en ligne, et qui, bien évidemment, facilitent la modification et la mise à jour des pages.

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Au-delà de la technique

TCP/IP, HTML, FTP : il est vrai que pour le novice, le jargon utilisé au sujet d’Internet peut paraître abscons. Cependant, et ce comparatif l’illustre pleinement, il est désormais facile (sans connaissances techniques) de créer et de publier des pages pour le Web. Malgré tout, et cela vaut pour n’importe quel média, les règles de diffusion des informations répondent ici aussi à des impératifs précis. Internet est si riche et si complexe qu’il prend parfois l’allure d’une jungle. Comment en effet démêler le vrai du faux, l’entreprise fiable de celle qui ne l’est pas, face à la quantité des sites accessibles? La première règle d’or consiste à se donner une visibilité. Ainsi, une entreprise française – et ce, quelle que soit son activité – aura tout intérêt à fournir toutes les indications légales la concernant. Certes, pour un internaute américain, un numéro de Siret n’est pas d’un intérêt vital. Pour un français, il en va tout autrement, surtout s’il s’agit d’un client potentiel ou d’un associé éventuel. De même, les conditions de vente par correspondance étant strictement encadrées dans notre pays, une société désireuse de se lancer dans ce secteur d’activité sur Internet en France devra se conformer à certaines obligations.
Une bonne visibilité ne pourra que renforcer l’image de l’entreprise. Il faut comprendre qu’un média de communication, aussi novateur soit-il, n’affranchit pas les acteurs des règles élémentaires de marketing. Pour une entreprise, il est essentiel d’adopter une démarche globale et cohérente en vue de développer un site. L’identité graphique de ce dernier se doit d’être forte et commune à l’ensemble des pages, qu’il s’agisse d’un index, de l’accueil ou d’un formulaire de commande. De même, bien peu de gens ont conscience de l’effet parfois désastreux que peut avoir un lien aboutissant sur une page inexistante. Un site d’entreprise se doit d’être aussi parfait que ses plaquettes de présentation, il s’agit d’une simple question de bon sens.
Une certaine discipline en ce qui concerne la collecte de l’information est nécessaire pour une publication en ligne efficace. La pertinence de l’information, son actualité – il est impératif, en termes d’image, de mettre régulièrement à jour un site et d’y faire paraître clairement la date de dernière révision – sont autant de points auxquels il convient de prêter attention. Pour ce faire, l’entreprise aura à cœur de rassembler toutes les informations susceptibles d’intéresser ses clients potentiels, mais aussi son personnel ou toute autre personne, du simple curieux au journaliste, par exemple. Pour cela, on imagine la création d’un poste de “Monsieur Internet” dont le rôle sera d’assurer la vie du site. Il devra contacter les divers services de l’entreprise afin de savoir quoi mettre en ligne, de s’assurer de la bonne mise en forme des informations et, en dernier lieu, de leur correcte diffusion. Cela peut s’effectuer en interne ou en externe, par le biais d’un prestataire de services. Dans ce dernier cas, il est impératif de s’assurer du sérieux de ce dernier comme on le ferait du reste de tout sous-traitant. Enfin, n’oubliez pas que, passé un certain stade, la meilleure manière de réussir la mise en œuvre d’un service Internet ou Intranet commence par l’élaboration d’un cahier des charges. Fixant des limites raisonnables à l’ouverture d’un site, ce dernier facilitera la définition d’une chaîne de collecte de l’information, ainsi que les conditions de mise en forme avant publication. Un détail? Peut-être, mais vu le développement du Net, tous les détails comptent…

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Publier sur Internet

Réaliser des pages HTML n’est pas une finalité. Il faut ensuite les mettre à disposition des Internautes. Cela nécessite de les transférer sur un serveur Web. La plupart des logiciels de ce comparatif disposent de clients FTP dont le but est d’envoyer sur le serveur, via une connexion TCP/IP, les pages HTML stockées en local. Encore faut-il savoir sur quel serveur les adresser. S’il existe des serveurs libres d’accès, tels que Mygale.org ou Chez.com, ces derniers sont réservés aux sites personnels et les pages professionnelles y sont plutôt mal vues. Les sites commerciaux y sont même interdits. Pour les entreprises, la meilleure solution passe donc par la location d’un espace sur des serveurs dédiés. La plupart du temps, ces serveurs ne sont autres que ceux des fournisseurs d’accès. Le prix de location change en fonction du serveur, des services proposés et de la taille de l’espace alloué. Les tarifs varient ainsi de plusieurs milliers à plusieurs dizaines de milliers de francs par an. Il convient donc d’être très précis quant à ses besoins avant de négocier la mise en ligne de son site avec les providers. Souvent, ces derniers proposent aux Webmasters non experts une aide au développement de scripts ou d’applications spécifiques.
Autre possibilité, mais nettement plus coûteuse : la création d’un serveur au sein de l’entreprise. Attention, dans ce cas, hormis le prix du matériel, il est nécessaire de disposer d’un ingénieur réseau à même de paramétrer le serveur et d’intervenir rapidement en cas de panne.
Il faut louer en plus une ligne spécialisée reliant le serveur au Web. Sachez que cette location coûte plusieurs centaines de milliers de francs par an… Enfin, il faut encore s’adresser à l’AFNIC (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération) qui seul pourra vous octroyer un nom de domaine moyennant environ 2500 F par an www.nic.fr.

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Adobe Page Mill 2.0

L’emballage et la documentation de ce composeur de pages augurent d’un logiciel entièrement en français, ce que confirme son installation.
Il n’empêche que l’on reste parfois perplexe face à l’utilisation de mots peu évocateurs dans un contexte Internet. Certes, “frame” signifie effectivement “cadre” et Page Mill respecte cette traduction, même si elle se révèle peu usuelle lorsque l’on parle du Web. La prise en main de ce programme s’effectue rapidement, pour peu que l’on comprenne comment établir un lien.
Si cette opération ne présente aucune difficulté – il suffit de sélectionner un élément et de saisir l’adresse de la page à appeler dans un champ situé en bas de la fenêtre principale –, la zone de saisie est tellement discrète qu’au début, on ne la trouve pas! Pour le reste, le seul gros défaut que présente ce programme réside dans sa gestion du texte. Celle-ci s’avère assez décevante dans la mesure où l’on ne peut pas choisir une police de caractères spécifique, ni souligner des mots. Non seulement cette dernière fonction n’apparaît dans aucun menu, mais elle n’est même pas supportée par le logiciel. Témoin, le chargement d’une page HTML comportant des textes soulignés fait apparaître des points d’interrogation à l’écran!
La création d’une page ou d’une frame s’avère aisée. A noter que les intitulés des menus de sauvegarde changent en fonction du travail en cours. Réaliser des cadres est simple : il suffit, à l’aide de la souris, d’indiquer dans quelle partie de l’écran un cadre en cours de création devra s’afficher. Nous avons également apprécié la facilité de création de tableaux, ainsi que la possibilité de recourir au Glisser/Déposer afin d’insérer un élément quelconque au sein d’une page. La palette de contrôle informant sur les caractéristiques des objets et celle des couleurs facilitent le travail. Il en est de même du module de prévisualisation des pages, qui n’impose pas un recours systématique à un navigateur afin de tester la validité du travail en cours. En outre, soulignons la présence d’outils simples et efficaces destinés à la création de zones dites sensibles (cliquables) sur des images.
Si l’on excepte les quelques défauts signalés plus haut, Page Mill 2.0 s’est révélé satisfaisant. Il s’est correctement comporté lors de nos tests et l’élaboration de notre site de référence ne nous a pas posé de problèmes particuliers. Moins ambitieux que certains, Page Mill 2.0 parvient à convaincre pour peu qu’on limite son utilisation au développement de petit site ou de pages personnelles. A cet égard, il est logique de trouver ici une documentation de qualité, et qui fait preuve d'une bonne progressivité. Entièrement rédigée dans la langue de Molière – logique dans la mesure où Page Mill 2.0 est localisé –, elle facilite grandement la découverte du programme. Un point suffisamment rare pour être souligné!
Prix Env. 700 F HT

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Asymetrix WebPublisher 1.0
Par Xavier Regord Parution : mars 1998

WebPublisher d’Asymetrix est le seul logiciel de ce comparatif réellement utilisable par une personne ne connaissant absolument rien à HTML et désirant réaliser rapidement une page ou un site Web. Cette application s’assimile à un super assistant vous guidant pas à pas dans les différentes étapes qui mènent à la mise en ligne d’un site Internet. De plus, un guide en anglais, au format HTML, explique tous les mécanismes de l’Internet, ainsi que tout ce qu’il faut savoir pour construire une page Web. Insistons sur le fait que l’utilisateur n’a absolument aucune possibilité de changer, par exemple, l’emplacement des cadres texte ou graphiques : seul leur contenu est modifiable.
WebPublisher autorise la création d’une simple page d’accueil ou d’un site composé d’autant de pages que vous désirez. Des boutons de navigation, qui font appel au langage Java, sont générés automatiquement. La première étape consiste à choisir un thème graphique. L’application en propose une vingtaine et d’autres (peu nombreux) peuvent être téléchargés à partir du site d’Asymetrix. Pour chaque thème, quatre options de mise en page sont proposées, prévisualisation à l’appui. Une deuxième phase consiste à créer une ou plusieurs pages, en les disposant dans l’ordre voulu. Finalement, WebPublisher vous permet, pour chaque page, de personnaliser le titre et le contenu des blocs de texte et de graphiques. Notons que l’application peut transformer le titre d’une page en un élément graphique en trois dimensions, ce qui impose alors certaines limitations (21 caractères maximum et pas d’accent). A chaque élément de la page en construction peut être rattaché un lien hypertexte. Une option permet d’intégrer une adresse E-Mail au bas de chaque page ou encore d’insérer un élément graphique signalant que la page est encore en construction.
WebPublisher ne donne pas la possibilité de changer le nom des fichiers correspondant aux différentes pages créées, et encore moins de voir le code HTML associé à celles-ci, puisqu’elles sont toutes considérées comme des éléments d’un projet, jusqu’à ce que l’on décide de générer les fichiers HTML. Enfin, un client FTP offre plusieurs options pour mettre en ligne vos pages HTML afin, par exemple, de ne remplacer que les fichiers les plus anciens, ou d’effacer tous les fichiers et sous-répertoires avant de copier de nouvelles informations.
WebPublisher est donc un outil original capable de générer en quelques instants des pages Web très simples (sans table ni applet Java ni cadre) mais dotées d’un attrait visuel certain. Une mise à jour faisant passer l’application en version 1.1 est disponible gratuitement sur le site d’Asymetrix. Cette dernière, toutefois, ne présente aucune avancée majeure, si ce n’est qu’elle autorise désormais l’intégration d’animations vidéo.
Prix Env. 600 F HT

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Claris Home Page 3.0

Claris Home Page 3.0 possède plusieurs assistants. En répondant à quelques questions simples, le premier crée la structure d’un site, en intégrant quelques pages typiques (sommaire, accueil, etc.). Une vingtaine de modèles lui donnent rapidement un aspect plus graphique. D’autres assistants sont présents afin de faciliter la réalisation de pages contenant des cadres ou des données provenant directement de File Maker Pro, le logiciel de bases de données de Claris. Home Page 3.0 regroupe dans une seule fenêtre tous les fichiers HTML d’un site en construction, ainsi que les éventuels objets inclus dans celui-ci (plug-in, images, etc.). Il autorise la vérification des liens et la consolidation d’une page : cette opération consiste à regrouper tous ses éléments en un seul et unique emplacement. Pour l’étape finale de la publication sur Internet, l’éditeur de site transfère, via un client FTP, les pages créées à destination du serveur Web d’hébergement.
L’interface de l’éditeur de pages Web est pour le moins dépouillée : quelques icônes sont présentes pour modifier le style du texte ou pour insérer dans la page HTML des objets courants (table, ligne horizontale, images). En complément, deux boîtes de dialogue ajustent les paramètres relatifs aux différents objets de la page et établissent des liens hypertexte. Ces derniers, facilement réalisables, manquent un peu de souplesse par rapport à ceux créés par les logiciels concurrents. En effet, si le lien est réalisé dans une page contenant des cadres, il faut alors saisir le nom de celui dans lequel s’affichera la nouvelle page. D’autres logiciels de ce comparatif proposent une vignette montrant la structure de la page sur laquelle il suffit de choisir, à l’aide la souris, le cadre de destination. Soulignons, de plus, l’absence de fonction d’annulation sur plusieurs niveaux.
Claris Home Page 3.0 est assez complet s’agissant des éléments qui peuvent être intégrés dans une page HTML. Notez que pour les animations vidéo, seul le format QuickTime est reconnu. Des scripts en langage Javascript, VBscript et PerlScript peuvent être saisis et il est possible d’insérer des applets Java et objets de type Shockwave, RealAudio et autres. Signalons qu’au cours de nos tests, nous avons rencontré un problème en manipulant les tableaux, interdisant un formatage précis de leurs colonnes. Si le logiciel permet de prévisualiser les pages HTML, il faudra appeler un navigateur pour voir les éléments multimédias, comme les Gif animés et animations vidéo et pour s’assurer du bon fonctionnement des liens dans les cadres.
Home Page 3.0 est simple à utiliser, mais les défauts de son interface et l’absence de technologies comme le HTML dynamique n’en font pas un produit de premier plan. Suite à la reprise en main de Claris par Apple, une nouvelle société d’édition voit le jour, sous le nom de FileMaker Inc.
Prix Env. 800 F HT l X. Regord

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Corel WebMaster Suite

Par Mathieu Brisou Parution : mars 1998

Dès la longue procédure d’installation, cet ensemble dévoile son jeu. On se retrouve en présence de deux CD-Rom et il faudra compter environ 140 Mo sur le disque dur afin de procéder à une installation standard. Il est vrai que l’éditeur canadien est connu pour sa générosité en clip-art et cette règle se vérifie à nouveau ici.
Outre un composeur de page, Corel Web Designer, on trouve ici un logiciel destiné à gérer les images (Corel Web Photon Paint) ainsi qu’un outil de gestion de site dénommé Corel Web Site Manager. Divers utilitaires destinés notamment à gérer les milliers d’images founies en Gif ou Jpeg sont aussi de la partie. Relevons également la présence d’utilitaires de modélisation d’univers 3D exploitant le VRML. On le voit, nous sommes en présence d’une véritable suite adaptée à la création de sites complets.
L’outil majeur n’est autre que Corel Web Designer. En matière d’interface utilisateur, ce logiciel 32 bits respecte certains points d’ergonomie que d’autres oublient parfois. Ainsi, le simple fait de glisser un élément sur une page en cours d’élaboration suffit à son intégration, et ce, qu’il s’agisse d’une image, d’un son, ou même d’une applet ou d’un script en Java. La gestion des propriétés est quelque peu désagréable.
Si l’utilisation du bouton droit de la souris affiche un menu contextuel, l’item Propriétés de ce dernier ne se rapporte qu’à la page ou à la frame courante. Afin d’obtenir les caractéristiques d’un objet quelconque (image, lien ou autre), il est nécessaire d’utiliser la fonction Propriétés du menu Edition, ou de double-cliquer à l’aide du bouton gauche de la souris… Peu logique!
On apprécie la présence d’un assistant qui, au lancement du programme, facilite la création de nouvelles pages. Par son intermédiaire, il est notamment possible d’élaborer des pages complexes dotées de frames. En ce cas, le programme génère automatiquement un répertoire sur le disque dur et inscrit dans ce dernier les éléments constitutifs de la page en cours de création. Pour le reste, Corel Web Designer s’est pleinement plié à l’ensemble de nos tests et nous n’avons pas eu de difficultés particulières lors de l’élaboration de notre site de test. Ce programme permet l’élaboration aisée de tableaux grâce à la multitude de fonctions qu’il propose à cet effet. Les cellules ont cependant un comportement parfois étrange : il arrive que leur largeur augmente en cas de saisie d’informations, et ce, même si l’espace alloué à la saisie s’avère plus que suffisant.
En somme, ce logiciel se révèle satisfaisant, même si son ergonomie présente quelques défauts. L’offre Corel est complète et séduisante par sa richesse. Toutefois, un Webmaster professionnel se tournera vers des outils de composition plus pointus pour un travail vraiment intensif.
Prix Env. 1600 F HT

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Macromedia DreamWeaver

Par Jean-François Vauban Parution : mars 1998

Au premier abord, l’interface de DreamWeaver pourra déstabiliser les utilisateurs plus habitués aux traitements de texte qu’aux logiciels graphiques. Très sobre, elle se présente sous forme d’une fenêtre blanche avec une barre de menu, que complètent des boîtes de dialogue flottantes destinées à l’insertion d’objets et au contrôle des paramètres de ces derniers. Passé cette étape de découverte, ce produit se révèle très simple d’emploi. L’aide est bien conçue et facilite l’apprentissage du produit. A la première utilisation, on est surpris par la bonne maîtrise qu’offre le logiciel sur les éléments insérés dans les pages. Tel un traitement de texte, il est possible d’inclure du texte et de le formater directement à l’aide de la fenêtre des propriétés.
Nous avons pu, en utilisant uniquement l’interface Wysiwyg, mener à bien tous nos tests. Qu’il s’agisse des cadres (frames), des images map, ou encore des tableaux, des champs de formulaire, des plug-in, des applets java et des contrôles ActiveX, les fenêtres Objets et Propriétés permettent de rapidement ajouter et paramétrer les différents éléments.
La simplicité d’utilisation de DreamWeaver permet non seulement aux novices de découvrir en toute quiétude la création de sites Web, mais aussi aux Webmasters professionnels de contrôler totalement le code HTML créé. Les relations entre l’interface Wysiwyg et l’éditeur de code sont très pratiques. Si vous sélectionnez, par exemple, une image, le code qui lui correspond est également sélectionné dans la fenêtre de code.
Si DreamWeaver permet de réaliser simplement toute page HTML, les fonctions mises à disposition pour créer des pages HTML Dynamique sont également très pratiques.
A l’image du logiciel de création d’application multimédia Director, DreamWeaver dispose d’une fenêtre de gestion des événements dans le temps. Pour cela, il est nécessaire d’utiliser des calques et, dans chacun d’eux, d’introduire l’objet qui réagira en fonction des événements.
Par exemple, il est possible d’ajouter un calque contenant une image. Dès lors, la fenêtre de gestion du temps permet de définir le parcours que devra effectuer ce calque, et donc l’image qu’il contient, au fil du temps.
Pour résumer, ce logiciel permet de réaliser très simplement et rapidement tout type de page. On regrettera que les champs de formulaire ne puissent être mis en relation directement avec des scripts CGI. De même, DreamWeaver ne propose pas de gestionnaire de site. Seul un client FTP intégré au produit permet de transférer les fichiers et les répertoires inhérents à un site sur un serveur. Gageons que cette absence sera comblée dans une prochaine version.
Prix Env. 2400 F HT

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Microsoft Frontpage 98

Par Xavier Regord Parution : mars 1998

Dès l’installation, FrontPage 98 marque sa différence : l’utilisation du serveur Web personnel de Microsoft est fortement conseillée. S’il est possible de s’en passer, il faut savoir que certains éléments de vos futures pages HTML ne pourront pas être prévisualisés sans lui. FrontPage 98 se compose de trois modules : l’explorateur, l’éditeur et Image Composer. Le premier affiche tous les fichiers relatifs aux différentes pages de votre site, mais aussi tous les liens hypertexte (entre les pages et dans chacune d’elles). Avec l’éditeur, on met en forme les pages, alors qu’Image Composer se destine à la gestion des éléments graphiques (boutons, bannières, etc.).
L’éditeur de pages présente une interface tout à fait semblable à celle d’un Word 97 ou d’un Excel 97. On peut insérer du texte et placer des images très simplement, en utilisant les moyens de formatage standard à tout logiciel bureautique. FrontPage 98 autorise également l’intégration de fonds sonores à vos pages Web (aux format Wav, Mid, Ra, Ram, Aiff, Au). Pour créer des liens hypertexte, il suffit de sélectionner du texte ou un élément graphique, puis de cliquer sur une icône afin de choisir la page HTML de destination. On peut également la créer directement. Si la page comporte un ou plusieurs cadres, il est possible de choisir celui dans lequel s’affichera la nouvelle page. La création de formulaires ne pose aucun problème et la réalisation de tableaux irréguliers est élémentaire : il suffit de tracer directement les cellules à l’aide de la souris. De nombreux autres objets peuvent être insérés : plug-in, contrôles ActiveX, applets Java, Javascript ou encore VBscript. Pour les utilisateurs avancés, il est possible de définir des feuilles de style, pour personnaliser l’aspect de certaines balises HTML. FrontPage 98 offre quelques fonctions, très limitées, générant du code HTML Dynamique, pour obtenir, par exemple, des effets de transition entre les pages ou encore pour animer des objets. Seuls les utilisateurs d’Internet Explorer 4 pourront en tirer parti. Signalons que des onglets permettent à tout moment d’obtenir une prévisualisation de la page ou de voir le code HTML qui lui est associé.
Très pratique lorsque l’on enregistre une page, le logiciel regroupe dans le répertoire de travail les divers éléments qui ont été intégrés à celle-ci. Le contrôle de la validité des liens et la publication des pages, sur un serveur Web possédant les extension FrontPage, s’effectuent dans le navigateur de l’application. Au final, le logiciel s’avère complet et très facile à prendre en main. Reste que le code délivré est plutôt lourd et peu (voire pas du tout) adapté au navigateur de Netscape. Cette démarche s’inscrit parfaitement dans la politique de la firme de Redmond. Un tel choix ne pourra que décevoir les personnes soucieuses d’optimiser leurs sites sans devoir porter attention au navigateur utilisé par l’internaute.
Prix Env. 1200 F HT

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NetObjects Fusion 2.0

Par Jean-François Vauban Parution : mars 1998

Au démarrage de Fusion 2.0, il est possible de choisir entre un thème prédéfini contenant plusieurs pages disposant toutes d’éléments graphiques, ou la création d’un site contenant une seule page. Aucun des thèmes proposés ne correspondant à notre site de test, nous avons démarré avec une unique page. Notons qu’il est impossible d’obtenir une page vierge car des éléments graphiques sont automatiquement ajoutés (bannière, boutons de navigation).
L’éditeur et le gestionnaire de site de ce produit ne peuvent s’utiliser sans un certain temps d’adaptation. Fusion s’oriente en effet vers la gestion d’un projet de création de site. Si cette méthode est louable, elle s’avère fastidieuse, voire impossible à exploiter. En effet, toutes les pages constituant un site et les liens reliant ces dernières sont stockés, non pas dans des fichiers HTML, mais dans un seul fichier de projet portant l’extension Nod. Pour prévisualiser le site ou pour le publier sur le Web, il faut convertir le projet en pages HTML. Si cette manipulation s’effectue de façon automatique en cliquant sur les boutons adéquats, le résultat est très décevant. Tout d’abord, cela prend pas mal de temps. De plus, les noms des pages créés dynamiquement sont longs, comportent des majuscules et ne peuvent être modifiés…
Pour nos tests, nous avons choisi de créer des cadres (frames). Seul véritable avantage de Fusion, cette opération est particulièrement simple.
A l’instar des en-têtes et pieds de page, Fusion gère des marges permettant de préciser les éléments qui se retrouveront sur toutes les pages d’un site. Ces marges, complètement modulables, peuvent servir de base pour la création automatique de cadres. Si cette méthode s’avère être très pratique au sein d’un projet, le résultat obtenu après conversion HTML est catastrophique. En effet, si – comme dans notre site de test – l’un des cadres est toujours identique quelle que soit la page affichée, il n’est pas nécessaire d’avoir plusieurs versions de ce cadre. C’est pourtant ce que réalise Fusion lors de la conversion en HTML.
Le reste des manipulations de base nécessaires à la création des pages pose moins de problèmes. Tous les objets sont ajoutés en cliquant sur les boutons correspondants dans la boîte d’outils. Notez que le texte est ajouté sous forme d’objet, puisqu’il est nécessaire d’ajouter un bloc de texte avant de saisir effectivement les données. Cette méthode a l’avantage de permettre un positionnement parfait des éléments textes. Attention, si l’intégration des objets classiques (texte, image, tableau) est facile, l’ajout de script, d’applet Java et de contrôle ActiveX est plus délicat.
Fusion 2.0 de la société NetObjects se prétend logiciel professionnel. Par sa complexité, il s’avère en effet destiné aux baroudeurs maîtrisant parfaitement le langage HTML et souhaitant perdre du temps.
Prix Env. 2300 F HT

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SoftQuad HotMetal 4.0

Par Jean-François Vauban Parution : mars 1998

Deux modules composent HoTMetaL Pro. Le premier, Information Manager, assure le contrôle de sites et offre trois vues différentes de l’arborescence des pages. Il dispose de fonctions de contrôle des liens et d’un client FTP intégré pour publier sur un serveur Web tout ou partie d’un site.
Le deuxième module est l’éditeur HTML Wysiwyg proprement dit. Il permet d’insérer et de formater du texte. Police de caractère, style et positionnement sont définis facilement grâce aux listes déroulantes et boutons correspondants. Trois onglets, situés dans la barre d’état, affichent la page en Wysiwyg, en code HTML ou encore dans un mode intermédiaire nommé Tag on view. Ce dernier, très pratique pour les utilisateurs avancés, présente les balises HTML sans pour autant autoriser leur modification ou leur suppression.
Si l’insertion d’éléments simples comme du texte, des tableaux ou des images ne pose aucun problème, la mise en place de cadres et l’ajout d’objets tels que des contrôles ActiveX, des applets Java ou encore des scripts sont beaucoup plus délicats. Pour les cadres, HoTMetaL Pro n’est absolument pas Wysiwyg. Leur création s’effectue via une boîte de dialogue précisant les différentes divisions et les pages HTML rattachées. Une fois cette opération effectuée, il est impossible, au sein de l’éditeur de Softquad, de visualiser les cadres. De plus, rien n’est expliqué dans l’aide ou dans le manuel sur les méthodes à utiliser pour, depuis un lien, ouvrir une autre session du navigateur ou pour afficher une page sans cadre.
La création de script n’est pas vraiment plus simple. Il est nécessaire d’utiliser un module externe. Ceux qui souhaitent saisir directement leurs scripts, sans passer par cet assistant de création, doivent obligatoirement afficher le code source et y saisir directement le script.
Le parallèle entre la fenêtre de code et la fenêtre Wysiwyg est particulièrement important lors de l’insertion d’applets Java ou de contrôles ActiveX. Si l’ajout de ces objets ne pose aucun problème dans l’interface Wysiwyg, rien n’est prévu pour saisir les éventuels paramètres. Il faut donc, là encore, ne pas hésiter à saisir directement les données au sein du code. Pour terminer nos tests, nous avons souhaité réaliser une page DHTML. Rien n’est en fait vraiment prévu pour simplifier la création de ce type de page. Deux scripts, ne pouvant fonctionner qu’avec Internet Explorer 4, sont proposé sur le CD-Rom… et c’est tout!
HoTMetaL Pro 4.0 s’avère donc être complexe à utiliser. De plus, puisque de nombreuses opérations doivent être effectuées directement dans le code, on peut s’interroger sur l’utilité de l’interface Wysiwyg. Enfin, HoTMetaL Pro 4.0 ne sera pas traduit en français.
Prix Env. 1000 F HT

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Symantec Visual Page 1.0

Par Xavier Regord Parution : mars 1998

Cet éditeur HTML s’adresse aux professionnels. Ne comptez donc pas sur une multitude d’assistants pour vous aider à réaliser votre première page Web. Seuls une vingtaine de modèles, certes très complets (boutons, fonds d’écran, etc.) – à l’aspect sérieux, pour ne pas dire strict – sont fournis et peuvent être modifiés à souhait. L’application n’est accompagnée d’aucun utilitaire graphique, ce qui aurait été utile pour réaliser des éléments un peu plus originaux.
L’interface du logiciel est d’une grande sobriété. Seules quelques palettes d’outils, qui n’envahiront pas l’écran, peuvent être disposées à loisir.
Par ailleurs, trois boutons permettent de passer de la fenêtre d’édition à celle contenant le code HTML ou à celle qui affiche une prévisualisation. Les nombreux paramètres des pages HTML, dotées ou non de cadres, sont accessibles par le bouton droit de la souris. Ne poussant pas la notion de Wysiwyg jusqu’au bout, les nouvelles pages qui seront appelées dans des cadres sont éditées en plein écran, comme c’est le cas pour la majorité des applications de ce comparatif. Plus grave, le style “souligné”, pourtant largement répandu, n’est accessible qu’en insérant les balises HTML adéquates, avant et après un bloc texte.
Les tabulations, qui ne sont pas supportées, doivent être simulées en insérant des objets appelés spacers. Un éditeur HTML Wysiwyg digne de ce nom aurait rendu l’opération transparente…
La gestion des liens hypertexte est simplifiée par l’apparition d’une vignette permettant de choisir le cadre de destination, le cas échéant.
Divers objets peuvent être intégrés aux pages Web. Visual Page reconnaît les formats d’image les plus courants. En revanche, en ce qui concerne les animations vidéo, seuls les formats Mov et Mpeg sont supportés. Applets Java, Javascripts et plug-in sont également au programme, de même que plusieurs éléments destinés à la réalisation de formulaires (zone de texte, menus déroulants, cases à cocher, etc.). Les fonctions disponibles pour créer des tables sont minimales et ces dernières ne peuvent pas adopter de formes complexes.
Une fois le site finalisé, Visual Page propose des statistiques de téléchargement d’un objet, d’un cadre ou d’une page, en fonction de la vitesse des modems. Insistons sur le fait que le logiciel ne fait pas l’effort de regrouper les différentes pages HTML et les éléments graphiques dans un seul et même répertoire. Enfin, un client FTP permet de transférer tous les fichiers d’un site sur un serveur.
On le voit, Visual Page 1.0 autorise la conception d’un site du début jusqu'à la fin. Malgré tout, et bien que se voulant professionnel, ce programme comporte trop de défauts, notamment du point de vue ergonomique, pour espérer pourvoir réellement convaincre les professionnels d’Internet.
Prix Env. 600 F HT

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Les conditions du comparatif

Par Mathieu Brisou Parution : mars 1998

Pour ce comparatif portant sur les éditeurs de pages HTML, nous avons voulu être le plus complet possible : pas moins de neuf candidats s’affrontent. Ce comparatif n’est pas pour autant exhaustif. Effectivement, qu’ils s’agisse de sharewares ou de freewares, de nombreux autres titres sont disponibles. De la même manière, le programme commercial Odyssée 2.0 d’Innovation Partners n’a pas été sélectionné pour figurer dans nos pages. En effet, ce dernier n’est pas disponible en tant que produit auprès du réseau classique de distribution, mais seulement par le biais de sociétés de services, ainsi que par son éditeur.
Ne bénéficiant pas d’une diffusion suffisamment large, ce logiciel ne pouvait figurer ici. En revanche, nous avons retenu indifféremment les programmes en version anglaise ou française.
En vue d’évaluer les différents logiciels, notre laboratoire a mis au point une méthodologie de test relativement simple. Après une phase de prise en main destinée à juger de la qualité de l’installation ainsi que de l’ergonomie générale, nous avons systématiquement développé un site Internet complet comportant plusieurs éléments. Outre les frames, les pages ainsi créées ont été enrichies de divers attributs. Intégration d’images animées ou non, mise en œuvre de plug-in et autres scripts ainsi que création de tableaux sont autant de fonctions systématiquement testées. Pour compléter nos tests, nous avons utilisé les fonctions de mise en ligne afin d’évaluer la capacité des éditeurs de pages HTML à publier un site sur Internet. Pour ce faire, nous avons eu recours à un serveur mis à disposition par ZDNet France.
En ce qui concerne la plate-forme de test, nous avons utilisé quatre PC basés sur des processeurs Pentium/166 pourvus de 512 Ko de mémoire cache et secondés par 32 ou 16 Mo de mémoire vive.
De plus, ces configurations étaient reliées à un réseau local piloté par la version 4 de Novell Netware. Ce dernier a été utilisé aussi bien pour stocker certains éléments destinés à enrichir nos pages (images, plug-in et autres) que pour servir d’unité de sauvegarde. Ainsi, nous avons pu juger de la capacité des éditeurs à gérer diverses sources de données, qu’elles soient locales ou distantes. A cet égard, soulignons que tous se sont comportés de manière satisfaisante.
Précisons que tout au long de ce comparatif, nous vous proposons de découvrir point par point la procédure d'évaluation que nous avons adoptée. Nous avons illustré l’ensemble de nos pages à l’aide de captures d’écran effectuées en situation de test. Ces derrières mettent l’accent sur les caractéristiques remarquables – en bien ou en mal – de tous les produits évalués ici. De cette manière, vous pouvez vous faire une idée précise de l’aspect des sites que nous avons créés à l’occasion de ce comparatif, et ainsi vous rendre compte de ce qui se passe exactement lors de la création de pages destinées au Web.

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Le rapport du laboratoire

Par Mathieu Brisou Parution : mars 1998

Tous les tests de ce comparatif ont été réalisés sous Windows 95, sur des machines dotées d’un Pentium 166 MHz et de 32 Mo de mémoire vive. Une telle configuration est amplement suffisante pour utiliser ces applications, puisqu’elles se rapprochent sensiblementdes applications bureautiques classiques, comme les traitements de texte. Afin d’évaluer les clients FTP qui servent à transférer les pages créées en local vers un serveur distant, nous avons également eu recours au serveur Web de ZDNet France.
L’ergonomie générale des logiciels est plutôt satisfaisante. Les menus contextuels, palettes d’outils et autres boîtes de dialogue permettent à quiconque d’aborder les éditeurs HTML sans aucune crainte. Seul NetObjects Fusion 2.0 possède une interface plus difficile à appréhender car il s’éloigne des concepts bureautiques classiques. D’autre part, signalons que Symantec Visual Page possède un défaut qui peut devenir très vite gênant pour les ressources du système : à chaque fois que l’on demande une prévisualisation dans un navigateur, il ouvre une session différente de ce dernier, au lieu d’utiliser toujours la même. On se retrouve ainsi rapidement avec six ou sept fenêtres de Netscape Navigator ou de Microsoft Internet Explorer tournant en arrière-plan…
On peut s’interroger sur la présence systématique dans ces logiciels d’une fonction de prévisualisation des pages HTML, d’autant qu’aucune application n’est capable de fournir un aperçu fidèle du résultat final lorsqu’une page dispose d’objets quelque peu complexes (applet Java, plug-in).

Lors de nos tests, nous avons constaté que les éditeurs HTML de ce comparatif ne réalisent pas tous correctement des opérations qui pourraient être considérées comme simples. Ainsi, si l’on respecte le standard HTML 3.2, il devrait être possible de définir plusieurs paramètres pour chaque cellule d’un tableau, comme la couleur de fond ou encore les couleurs des bordures internes et externes. En pratique, les applications sont limitées à l’édition de la couleur de fond, à l’exception de DreamWeaver, FrontPage 98 et WebMaster Suite. De plus, Visual Page et Fusion 2.0 sont les seules applications à ne pas offrir la possibilité de scinder une cellule en deux, afin de réaliser des tableaux complexes.
Lorsque l’on désire effectuer rapidement une mise en page élaborée, l’idéal est de pouvoir définir des cadres dans lesquels le texte va pouvoir être placé. Or, seules deux applications proposent cette option : Fusion 2.0 et DreamWeaver. Avec les sept autres produits que nous avons testés, il faut se contenter des fonctions classiques d’alignement (à gauche, au centre et à droite). Avec ces applications, la seule solution pour obtenir une mise en page un peu plus recherchée consiste à définir un tableau, dont chaque cellule reçoit un paragraphe de texte, formaté selon une des trois manières citées ci-dessus.
La construction de pages Web dotées de cadres (ou frames, en anglais) ne pose dorénavant plus aucun problème. Il suffit de créer autant de cadres qu’il faut et d’ajuster leur position à l’aide de la souris. La notion de Wysiwyg disparaît quelque peu quand il s’agit d’éditer les pages qui seront appelées, par des liens hypertexte, dans les différents cadres.
En effet, celles-ci devront être éditées en plein écran, sauf dans FrontPage 98 et DreamWeaver, qui autorisent leur création directement dans les cadres.
Signalons enfin que l’utilisation du Dynamic HTML (ou DHTML) est encore très discrète, voir inexistante, même pour les applications récentes, comme Home Page 3.0. HoTMetaL Pro 4.0, FrontPage 98 et DreamWeaver sont les seuls à avoir recours au DHTML pour animer des objets, afin de créer des pages Web plus vivantes. Si les deux premiers logiciels ne proposent qu’un nombre très restreint de fonctions DHTML, qui ne peuvent être modifiées de surcroît, DreamWeaver, en revanche, a su intégrer intelligemment les possibilités d’animation de Director 6.0 pour donner aux utilisateurs la possibilité d’animer avec précision des objets sur une page Web. Notons, de plus, que le code DHTML généré par DreamWeaver est utilisable avec les deux navigateurs de quatrième génération, ce qui n’est pas le cas des deux autres applications, compatibles uniquement avec Microsoft Internet Explorer 4.0. Disons-le tout net : si l’on constate effectivement une montée en puissance réelle du navigateur de Microsoft en termes de parts de marché, la position de Netscape Navigator reste encore suffisamment forte pour que l’on ne puisse ignorer ses possesseurs lors de la création d’un site. Seule la société Macromedia semble avoir parfaitement compris cette situation.

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